Parent-Thèses

Parents-Thèses est un espace de sensibilisation destiné aux parents pour tout ce qui concerne l'éducation et la communication avec leurs enfants.

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On parle de Parents-Thèses
dans Le Soir, La Libre Belgique, L'Avenir, Bio Info, Gael , Viva Santé, Weekend Le vif , Femmes d'Aujourd'hui

Une longue année et demi est passée depuis cette magnifique journée passée ensemble qui a tant contribué pour moi à progresser et trouver mon chemin.

Chiara (18 octobre 2017)

Je tenais simplement à vous exprimer ma gratitude pour tout ce qui est fait à travers Parents-Thèses, je suis convaincue que Parent-Thèses contribue à faire changer le monde, en faisant changer chacun d'entre nous!

Marie-Pierre (27 juin 2017)

Merci à Parents-Thèses pour son enthousiasme contagieux et son élan de cœur inébranlable vers plus d’humanité

Begona (8 juin 2017)

Formation mind-mapping: j’ai trouvé ça chouette de trouver enfin comment étudier en s’amusant

Guillem (7 mai 2017)

6 décembre 2013

Aimerais-tu être ton amie, ma chérie ?

La confiance en soi, c’est une question qui touche la plupart des familles. Elle n’est pas seulement l’affaire des enfants : les parents y sont confrontés au même titre que leur progéniture. Le même désarroi peut affecter les grands et les petits. Quand un parent qui doute a un enfant qui doute, on entre dans une problématique gigogne qu’il faut trouver le moyen de gérer.

Comment stabiliser sa confiance en tant qu’adulte ?

En tant que parent, comment aider son enfant à stabiliser sa confiance ?

Catherine Schwennicke, aborde la question sous l’angle de l’approche neurocognitive et  comportementale.

Estime de soi et confiance en soi

L’estime de soi, c’est le manque ou l’excès de confiance qui vous amène à considérer que vous valez peu ou beaucoup.

Il y a une différence entre l’estime de soi et la confiance.
Une idée de la confiance en soi ? Je sais que je cuisine bien, je le fais bien et on peut palabrer sur le sujet sans que j’en sois affectée.

L’estime de soi, c’est la valeur que l’on se prête.
Le moyen le plus simple d’approcher cette notion, consiste à penser à l’univers des salles de vente : quand on dit qu’une pièce « est estimée à », on parle de la valeur qu’on lui prête, sa valeur symbolique. Que vaudrait le bidet de Duchamp dans un magasin de sanitaires ? Certainement beaucoup moins que sa valeur muséale.

Et pour un humain, à quoi se mesure la valeur qu’il se prête, son estime de soi ?

Elle se définit pas comparaison : « Je considère que j’ai une valeur intrinsèque supérieure ou inférieure à celle des autres ».

Celui qui se considère plus valable que les autres peut le traduire en transgressant les règles et en témoignant d’un manque de scrupules vis à vis des autres. Son comportement viole les conventions et rend les relations chaotiques.

Quand, au contraire, l’estime de soi est basse, l’individu ne se prête que des devoirs et aucuns droits. Il traverse avec anxiété des situations qui sont, en principe, réjouissantes. Ce type ce profil semble également programmé pour devoir faire plus que les autres alors qu’ils se persuadent qu’ils font trop peu.

Contrairement à celles qui se surestiment, les personnes en estime basse sont plutôt agréables à vivre.

A la puberté, elles font cependant de l’auto-sabotage, cèdent à des superstitions, pratiquent des automutilations ; bref, elles vivent de gros conflits internes.

Une estime de soi basse remonte difficilement

Pourquoi cela ?

Avec-vous remarqué combien, souvent, on a tendance à retenir les expériences négatives ? Cela s’explique par le fait que l’anticipation de l’échec exerce une fonction de protection de notre intégrité. Le souvenir de nos ennuis passés fonctionne comme un garde fou vis à vis de risques futurs. Voilà pourquoi beaucoup de gens n’osent pas : ils craignent de se mettre en danger.

Les problèmes d’estime n’affectent pas tout le monde : la plupart d’entre nous avons une estime relativement juste de nous-même.

Comment être dans une estime juste de soi ?

Pour être dans une estime juste de soi, mieux vaut éviter

Et pourquoi pas ?

Dans la mesure où l’on ne contrôle ni les autres, ni les circonstances, on serait alors toujours sur le qui-vive.

Celui qui lie son estime de soi à des facteurs externes génère un stress d’anticipation qui va de pair avec une défaillance de la confiance en soi.

L’idéal de la confiance en soi

Il consiste à tendre vers un ego de plus en plus modeste, de moins en moins susceptible, qui n’a plus rien à prouver et qui permet à l’individu d’être prêt à rebondir, à surfer sur le cours des choses.

L’ego, c’est une image de soi que l’on veut défendre et qui nous rend susceptible.

Cet idéal de soi, certains déploient une énergie impressionnante pour l’imposer aux autres.
Dans cette vision idéale sont, bien entendu, incluses les zones d’ombre que l’on cherche à cacher ou que l’on se refuse à admettre, parfois avec énergie et conviction. Enferré dans cette illusion, certains peuvent très mal vivre des feed-back qui ne confirment pas  cet idéal de soi.

L’écueil majeur que présente l’égo, c’est qu’il s’agit d’une vision statique : l’individu se croit parfait et n’intègre pas l’idée de l’évolution ou de la perfectibilité.

Au fond, la vraie confiance en soi a un autre nom : l’assertivité.

Bien installée, elle réduit nos zones de susceptibilité et nous permet d’accueillir la critique comme un feed-back et non comme une atteinte mortelle à notre dignité.

Pour pouvoir être tout à fait ouvert, il faut un regard lucide qui connaît et admet nos failles.

L’individu doté d’une telle confiance en soi est capable de s’assumer complètement : il sait ce qu’il fait bien et moins bien. Il ne s’afflige pas de ses zones d’incompétence et ne cherche pas à faire illusion sur ce point.

Comment aider votre enfant à construire sa confiance en soi ?

Par exemple, que faire quand votre enfant vient vous demander votre avis ?
Avant de vous prononcer, Catherine Schwennicke vous suggère de commencer par lui demander ce qu’il pense lui-même de sa production. Il se forge ainsi une opinion personnelle quant à sa production.

L’expérience montre alors que quand l’enfant a évalué sa production, souvent il oublie de redemander l’opinion de l’adulte.

En le faisant réfléchir, se forger un avis autonome, l’adulte lui permet ainsi de s’individualiser.

Un exercice pour stabiliser la confiance en soi…pour tous

Dressez la liste de tout ce que vous souhaitez qu’on pense de vous à tous points de vue.

L’exercice consiste à vous approprier cette liste : tout ce que vous voudriez qu’on pense de vous, c’est votre réalité et vous l’assumez pleinement, quelle que soit l’opinion des autres.

Imaginons que vous trouviez que vous dessinez bien en l’assumant pleinement, si l’on vous dit qu’un enfant de 4 ans a autant de talent, vous ne prendrez pas la mouche. Au contraire, vous trouverez ça super.

L’objectif, c’est de stabiliser l’opinion que vous avez de vous-même de manière lucide et d’être ouvert au feed-back des autres.

Pourquoi est-ce important d’en arriver là ?

Parce que la personne que vous allez côtoyer avec certitude jusqu’à la fin de vos jours, c’est vous : il y a donc intérêt à ce que vous ayez plaisir à vivre en votre compagnie.

L’idéal : la confiance en soi préfrontale

Cette forme consiste à avoir confiance en soi au-delà de vos échecs et de vos réussites : vous savez que vous avez des ressources, que vous êtes quelqu’un de bien que vous êtes capable de rebondir.

Les termes « échec » et « réussite » sont sortis de votre lexique : vous parlez plutôt d’« expérience » sans porter de jugement.

Quand vous avez plaisir à faire ce que vous faites, vous êtes dans vos talents. Dans ce cas,  que vous le fassiez bien ou mal, ce qui vous importe, c’est que vous ayez été heureux de le faire.

De même, vous êtes capable d’accueillir un compliment et de le valider.

« Elever des enfants, c’est grandir avec eux », dit Catherine Schwennicke.

Pour ceux qui veulent approfondir la question et faire des exercices pratiques pour booster sa confiance, rendez-vous à l'atelier organisé le vendredi 22 septembre 2017 sur le thème "Confiance en soi et estime de soi"

Patricia Mignone

 



Mots-clés:

Catherine Schwennicke, Confiance en soi, estime de soi, préfrontality